L’Algérie abandonne l’exploitation du gaz de schiste

Bonne nouvelle, L’Algérie opte pour l’énergie solaire, et arrête l’exploitation du gaz de schiste.

energies renouvelables

L’Algérie a décidé d’abandonner l’exploitation du gaz de schiste, un revirement de situation, qui se justifie à plusieurs titres. Au premier abord, concentrer tous ses efforts sur les énergies renouvelables. L’énergie solaire plutôt que l’énergie fossile ?. Une bonne nouvelle aussi inattendue que réjouissante.

Le ministre algérien de l’énergie, Nourredine Boutarfa, a en effet, annoncé que son pays renonçait à exploiter le gaz de schiste auquel on promettait pourtant un grand avenir. À l’origine de ce retournement de situation, La population local réclamait la fermeture d’un puits expérimental en fonctionnement depuis 2012 et des manifestations hostiles au projet avaient eu lieu dans le Sahara, et, apparemment, elle aurait été entendue.

La fracturation hydraulique

Le seul procédé permettant actuellement l’exploitation du gaz de schiste est la fracturation hydraulique, l’Algérie renoncera à ce potentiel énergétique tant que ce procédé n’aura pas apporté la preuve qu’il est sans danger pour l’environnement et les habitants. De plus, hormis les craintes et les plaintes de la population qui ne seraient pas les seuls obstacles au gaz de schiste en Algérie, d’autres causes, d’ordres économique, auraient également conduit Nourredine Boutarfa, le ministre algérien de l’énergie à décréter ce moratoire. Comme le souligne Reporterre écologie, trop d’incertitudes pèseraient en effet sur la rentabilité du projet.

les hydrocarbures conventionnels

C’est ainsi que les autorités se replient sur les hydrocarbures conventionnels, mais, se lancent dans un important programme de développement des énergies renouvelables. Le pays veut atteindre les 12 000 mégawatts d’électricité d’origine renouvelable d’ici 2030… contre seulement 500 mégawatts aujourd’hui. Un objectif ambitieux qui passera notamment par la construction d’un « mégaprojet de plus de 4 000 mégawatts en solaire photovoltaïque ».

Le gaz de schiste ne tient pas ses promesses ? Tant mieux ! C’est l’occasion d’abandonner un projet incertain et potentiellement nuisible par des énergies d’avenir, écologiques, durables et renouvelables ! L’Algérie a décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur.

Le gaz de schiste c’est quoi ?

Le gaz de schiste est un gaz naturel retenu à grande profondeur dans certains schistes des bassins sédimentaires. Il n’est donc pas retenu sous une couche imperméable, comme c’est le cas pour les gisements dits « conventionnels » de gaz ou de pétrole, mais emprisonné dans la roche elle-même. Pour l’en extraire, il faut opérer une fracturation de cette roche, obtenue par injection d’eau sous pression, mélangée à quelques additifs (on parle d’hydrofracturation, ou fracturation hydraulique, ou fracking). L’exploitation de ces gisements est coûteuse et présente des risques pour l’environnement, dans le sous-sol, dans les nappes phréatiques et en surface. La concentration en gaz est plus faible que dans les gisements conventionnels mais les zones concernées sont plus étendues.

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